Dernier nouvel an

Ebba et Marlon, chacun âgé de dix-sept ans, sont amoureux et envisagent de se marier. À l’occasion du nouvel an, un repas est organisé chez les parents de la jeune fille, Lisa et Mikael, avec les parents du jeune homme, Camilla et Sören. Mais voilà que, lorsque ces derniers arrivent, tous se rendent compte qu’ils se connaissent déjà. Et si ces amis d’hier ne se fréquentent plus depuis des années, c’est... pour une raison grave. Lisa n’a-t-elle pas menacé de déposer « plainte pour faute médicale » à l’encontre de Sören, médecin spécialiste des naissances assistées, les FIV ? Leur relation peut-elle repartir ? « C’est comme si elle retrouvait par réflexe leur amitié d’antan, cette bulle de confiance qu’elles avaient bâtie autour d’elle. Une confiance mensongère, elle le sait aujourd’hui. » Les deux couples ne pouvaient pas avoir d’enfant. Ils se sont rencontrés par le biais de Sören. Et, comme par hasard, grâce à une application de rencontre, leurs enfants font connaissance et pensent qu’ils sont fait l’un pour l’autre. Serait-ce si simple ? Un polar « pour les fans de Camilla Läckberg et de Johana Gustawsson » est-il indiqué en quatrième de couverture. L’intrigue est bien menée, la tension monte vite. Donné comme « la nouvelle voix du suspense domestique », Martin Österdahl (né en 1973 à Sollentuna), homme de télévision et superviseur exécutif du concours Eurovision de la chanson, livre avec Dernier nouvel an un roman vite prenant. (Pourquoi une traduction de l’anglais et pas du suédois ?) Ce « spécialiste de la Russie » excelle à montrer que derrière la « vérité » affichée peut s’en cacher une autre, moins avenante.
* Martin Österdahl, Dernier nouvel an (Parmiddagen, 2022), trad. de l’anglais Élodie Coello, Hauteville, 2024